Suivi de la biodiversité : une fenêtre sur la forêt
Comprendre la forêt, c’est aussi comprendre la faune qu’elle abrite. C’est pourquoi notre initiative Forest Pulse comprend la mise en place d’un programme dédié de suivi de la biodiversité. Conçu à partir de zéro, ce travail novateur et de pointe fournira des connaissances à une échelle qui n’avait jamais été possible auparavant.
À l’échelle de notre territoire, nous suivons l’évolution des oiseaux et des mammifères au fil du temps en tant qu’indicateurs de la santé de la forêt.
Ce qui est observé, où les espèces s’établissent, comment elles se déplacent : ces tendances nous renseignent sur l’état de la forêt.
Nous avons déployé plus de 500 dispositifs de surveillance, répartis dans différents types de peuplements forestiers, des jeunes peuplements aux forêts matures, et tout ce qui se trouve entre les deux.
- Plus de 250 enregistreurs acoustiques pour capter les chants d’oiseaux
- Plus de 250 caméras de recherche pour surveiller des espèces comme le cerf, l’orignal, le lynx et la martre
Ce réseau de surveillance est unique par son ampleur et améliore les données écologiques à une échelle et sur un horizon temporel sans précédent.
55 téraoctets d’enregistrements audio et vidéo seront recueillis chaque année.
À titre comparatif, l’écoute des seuls chants d’oiseaux d’une saison nécessiterait 6,5 années d’écoute continue pour une seule personne, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Nous utilisons des classificateurs automatisés pour analyser le contenu capté par les caméras et les enregistreurs.
Des logiciels entraînés à identifier les espèces, reconnaître les tendances et transformer les images et les sons bruts en données exploitables.
Les enregistrements offrent un aperçu d’endroits que peu de gens atteignent. Ils montrent quelles espèces vivent ici, comment différentes conditions forestières les soutiennent d’une saison à l’autre et où notre gestion a le plus d’importance.
Nous partageons ce que nous apprenons.
Universités, organismes gouvernementaux, groupes de conservation et autres réseaux de surveillance : la collaboration renforce le travail. La validation par des tiers assure la transparence des résultats.
Les infrastructures partagées rendent le programme durable.
L’objectif est simple : mesurer la biodiversité, comprendre les impacts et mieux planifier.Lorsqu’on sait ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, on peut s’adapter.